CITES


Diffuser et sensibiliser le public aux règles du commerce des espèces de faune et flore sauvages menacées d’extinction.
Le projet L'équipe

Le projet

Le trafic d’espèces menacées, animales ou végétales, est le quatrième commerce illégal dans le monde après celui des armes, des drogues et des médicaments. Il permet de financer le terrorisme dans certains pays et contribue à l’extinction des espèces. En réponse, un cadre international de collaboration a été mis en place, la CITES, qui signifie Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction.

La Convention CITES définit une liste des espèces menacées par pays, ainsi que les mesures de protection associées à appliquer, comme l’interdiction de la vente, ou la délivrance de certificats ou permis d’importation.</BR>

Ce projet a pour objectif de lutter contre le trafic d’espèces protégées en informant de manière précise le statut de protection des espèces ainsi que les risques encourus en cas d’actes de commerce commis sur ces espèces à travers le monde.

Portage institutionnel en France

En France, c’est le Ministère des Affaires Étrangères qui coordonne la lutte contre le trafic illégal d’espèces à l’international, en lien avec d’autres institutions telles que les Douanes, le Ministère du Développement Durable mais également le Museum d’Histoire Naturelle et le secrétariat international CITES basé à Genève au sein de l’UNEP, l’Agence des Nations Unis pour l’Environnement.

L’objectif de la CITES est de garantir que le commerce international des animaux et plantes, vivants ou morts, ainsi que de leurs parties et de leurs produits dérivés ne nuise pas à la conservation de la biodiversité et repose sur une utilisation durable des espèces sauvages.

Les peines applicables en cas d’absence des permis ou certificats requis par la réglementation CITES ou en cas d’infractions commises vont de 2 ans d’emprisonnement et une amende de 150 000 euros à 7 ans d’emprisonnement en cas de délit en bande organisée.

Les données

Il existe déjà un grand nombre d’informations sur la protection des espèces menacées, notamment le registre Species+ qui répertorie les espèces et leur statut juridique par pays. Cependant, ce registre est plutôt destiné aux experts, moins aux agents de contrôle ou aux acteurs du commerce, et n’a pas pour fonction l’identification d’une espèce.

Cette base de données est téléchargeable mais disponible dans une licence non commerciale ce qui empêche son versement sur les bases wikicommons par exemple. Elle dispose par ailleurs d’une API publique.

L’utilisation de Wikidata et des communs numériques

Le résultat de notre action sur Wikidata: nous avons ajouté environ 21 000 espèces répertoriées dans la base CITES sur la base de données communes wikidata en leur ajoutant l’identifiant “cites”, ce qui est une première étape pour ensuite associer d’autres données telles que le statut juridique, les pays, les sanctions encourues, etc.

Nous avons également créé une nouvelle propriété sur Wikidata, permettant de spécifier pour chaque espèce le degré de menace que leur faire encourir le commerce international.

Un projet collaboratif ouvert à contributions

Nous souhaitons également à travers ce projet, sensibiliser le public (scientifique et technique) à la contribution aux communs numériques, et proposer des modes de contribution à Wikidata en améliorant les données sur les espèces avec des informations comprenant par exemple des illustrations ou photos d’espèces libres de droit, ou de pouvoir croiser des bases de données comme Species+ sur Wikidata pour enrichir la connaissance disponible sur le sujet de manière globale.

Retrouver le code source du projet ici.


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